Le volontariat mis en avant par le préfet

Société – Services de l’état

 

Le préfet a longuement discuté avec les volontaires de la protection civile et le président de l'association, Jean-Pierre Labardin (à sa droite)./Photos DDM, R.G.
Le préfet a longuement discuté avec les volontaires de la protection civile et le président de l’association, Jean-Pierre Labardin (à sa droite)./Photos DDM, R.G.

 

Faire le point sur les actions menées par les deux structures, les améliorations à apporter, en association avec les services de l’État, et mettre en avant l’engagement civil, sous forme de volontariat ou de bénévolat : tel était l’objet de la visite du préfet de l’Aveyron, Louis Laugier, hier après-midi, auprès de l’association départementale de la protection civile (ADPC 12) puis de la délégation départementale de la Croix-Rouge.

«Elles ont pour but de contribuer au bien-être de nos concitoyens en situation d’urgence sécuritaire ou, à plus long terme, de venir en appui à ceux victimes d’accidents de la vie, a-t-il expliqué. Bien qu’elles aient des vocations différentes, elles se caractérisent toutes les deux par un bénévolat empreint de professionnalisme et par le fait qu’elles réalisent une action de qualité auprès des autres.»

«Il faut que l’on fasse les choses ensemble»

Après une présentation des différentes missions que son équipe (composée de 82 adhérents, dont une cinquantaine sont opérationnels) peut être appelée à mener, même à plusieurs centaines de kilomètres de Rodez, Jean-Pierre Labardin, président de l’ADPC 12, a insisté sur les possibilités de développement en matière de volontariat («Nous avons un esprit différent de celui des pompiers et nous devons le valoriser car certaines personnes souhaitent donner de leur temps sans avoir de contraintes trop importantes») et d’échanges avec les autres services de secours : «Il faut que l’on se connaisse, que l’on fasse les choses ensemble. Nous bénéficions des agréments en matière de secours, de soutien à la population et d’encadrement des bénévoles spontanés mais parfois, lorsque nous intervenons, les autres acteurs se demandent pourquoi nous sommes là et ce que nous pouvons faire». Un message parfaitement reçu par le préfet, qui a souligné, un peu plus tard, devant les responsables de la Croix-Rouge, la nécessité de «faciliter la jonction entre les services, afin de développer la synergie».

«Tisser du lien social»

«Tout ce que je peux faire afin de tisser du lien social dans le département, surtout dans le contexte actuel, je le fais. Il y a besoin d’une démarche collective», a-t-il ajouté avant, une nouvelle fois, d’appeler à l’engagement de tout un chacun, dans un cadre dont Jacques Tourrette, vice-président départemental, a tenu à rappeler les contours.

«Quand on rejoint la Croix-Rouge, on s’engage moralement, a-t-il mis en avant. Lorsque nous accueillons quelqu’un, nous lui faisons faire le tour des différentes activités avant de dresser un bilan avec lui et de déterminer ce qu’il aimerait faire. Il doit pouvoir se sentir bien, être accompagné, et savoir qu’il n’y aura aucun cloisonnement dans son évolution au sein de notre structure.» Cette dernière possède plusieurs champs d’action, tels que l’urgence et le secourisme, la lutte contre l’exclusion au travers des maraudes du Samu social, et, dans certaines antennes, en fonction du profil des bénévoles et de la demande locale, l’aide à l’alphabétisation, par exemple.

 

 

Romain Gruffaz